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UP Alliance Uccle

La Lettre de l'Alliance · 20 avril 2026

Lettre de l'Alliance 19/04/26

Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse.

Lettre de l’Alliance des 18 et 19 avril 2026

3****ème dimanche de Pâques– Année A

aux paroissiens de Sainte-Anne, Saint-Job, Notre Dame du Rosaire, Fatima et Our Lady of Mercy

Editorial

Vivre le temps de Pâques dans l’allégresse

« Demander ce que je désire. Ce sera ici, demander la grâce d’éprouver de l’allégresse et de me réjouir intensément pour la gloire et la joie si grande du Christ notre Seigneur »

Saint-Ignace de Loyola, Exercices Spirituels Quatrième Semaine numéro 221

A l’instar du temps de l’Avent et du Carême, la période de Pâques se présente telle une invitation à opérer un travail intérieur.

Dans ce passage, Ignace invite le retraitant à entrer dans une attitude de joie spirituelle. Après avoir médité sa Passion, marquée par la souffrance, l’humiliation et la mort, l’âme est appelée à se tourner vers la victoire de la vie : débouchant sur la gloire et la joie du Christ Ressuscité. Cette expérience devient possible par le mouvement de la prière qui est l’action de l’Esprit Saint. Elle convie à « demander la grâce » ! Cette requête n’est pas matérielle mais intérieure, elle consiste à accueillir le don de Dieu. Ainsi la grâce de la joie chrétienne se manifeste intense et débordante, car elle trouve sa source dans le Seigneur même.

Cependant, cette allégresse est le résultat d’un décentrement de soi. Elle est communion à la joie d’un autre, victorieux par l’amour !

Il va s’agir de se réjouir avec lui et en lui. C’est une joie relationnelle, qui naît de l’union avec le Christ vivant. Pour atteindre cet objectif on doit opérer un déplacement intérieur qui est de passer de nos propres préoccupations à une participation à la vie divine. La joie devient dès lors un acte d’amour, une manière de rendre gloire pour celui qui nous a aimés jusqu’à mourir crucifié.

Par cette invitation, Ignace nous révèle une dynamique essentielle. Après le temps de la souffrance (temps du Carême et de la Passion), vient celui de la consolation, de l’amour victorieux. Ignace montre ainsi que la vie spirituelle est l’image d’un chemin. Une route faite de passages. Cependant, en ce temps de Pâques, la joie n’efface pas les souffrances du passé, mais les transfigure. Elle signifie que la mort n’aura plus le dernier mot.

Enfin, cette prière peut être comprise comme une école du regard : un apprentissage à reconnaître la présence du Ressuscité dans notre vie quotidienne et à s’en réjouir. Cette prière invite aussi à cultiver une disposition centrée sur la gratitude et l’espérance. Dans notre monde, parfois marqué par l’inquiétude et la tristesse, cette allégresse reçue dans la prière, les sacrements et la communauté des frères, devient un témoignage.

Abbé Christian TRICOT, votre curé

Cela s’est passé

Saint-Job a réalisé sa fête les 10, 11 et 12 avril 2026, avec Sainte-Anne et Notre Dame du Rosaire, nos paroisses associées, cela s’est passé !

Le concert du vendredi

« Je suis convaincu que l’art est un merveilleux langage pour exprimer l’inexprimable. La musique est capable de réussir là où les mots échouent. Rapprocher des hommes différents, créer des liens, faire communier les hommes avec leur propre profondeur. ».

D oyen Emile Van den Busch

C’est un voyage réalisé par une belle chorale et ses musiciens qui s’est déroulé devant nos yeux. Bach, Mendelson, Mozart et d’autres grands noms furent nos compagnons de route !

Merci adressé à Julie Phan, mezzo-soprano, Maïté Wenda, violon et le chœur Carloo Cantores, ainsi qu’à Marianne Fleurus aux orgues avec la direction Naomi Tapiola.

L’exposition du samedi au sein de l’église

Qui étaient-ils ?

Àl’occasion de la fête paroissiale de l’église Saint-Job, Ucclensia, le Cercle d’histoire, d’archéologie et de folklore d’Uccle a proposé une exposition remarquable consacrée aux figures politiques, économiques et artistiques qui ont donné leur nom aux rues et avenues de la paroisse.

Photo Cercle d’Histoire

Jacques Pastur, né en 1706, était un important propriétaire foncier et notable local du XVIIIᵉ siècle. Il possédait notamment des terrains et une résidence dans cette partie d’Uccle, ce qui explique que son prénom, « Jacques », ait progressivement évolué en « Jaco » dans la toponymie locale. Cette transformation témoigne des déformations orales fréquentes dans l’histoire des noms de lieux, où l’usage quotidien finit par s’imposer sur la forme d’origine.

Quant au nom « Fort Jaco », il ne désigne pas à l’origine une fortification militaire au sens strict. Le terme « fort » renvoie ici davantage à une maison forte ou à une propriété importante, comme on en trouvait à l’époque.

Chaque visiteur s’est naturellement intéressé à la rue qu’il connaît ou dans laquelle il habite, y retrouvant un point d’ancrage personnel.

Cette curiosité a ouvert la voie à une découverte plus large, révélant l’origine des noms et les figures qui les habitent.

L’église Saint-Job à Uccle, aquarelle par Léon van Dievoet, architecte, le 11 juin 1943. Bruxellensis-common swiki

insi, chacun a pu, à travers sa propre rue, redécouvrir l’histoire de son quartier.

Maïté Lanthin

La messe du dimanche : apéritif et repas

C’est en écho avec les réussites de la Semaine Sainte, vécue en unité pastorale que la communauté de Saint-Job a célébré l’eucharistie, dans un climat de paix et de joie, soutenue par une chorale bien étoffée.

Une image fut portée à notre attention : celle d’une escadre de navires ! Des vaisseaux collaborant pour réaliser la mission qui leur était assignée. Ils partaient ensemble pour réussir devant les tempêtes et vents contraires : s’entraider. Ainsi, les communautés de Saint-Job, de Sainte-Anne, de Notre Dame du Rosaire, en lien avec OLM, assurent aujourd’hui en « escadre » la mission de l’Evangélisation !

Dans l’homélie furent énoncés « les 14 œuvres de miséricorde » proposées par le Pape François, envisagées comme des effets de la résurrection !

L’apéritif et le repas qui suivirent, furent l’occasion pour beaucoup de se rencontrer dans un climat de fraternité. Cela s’est déroulé, bercé par les mélodies, proposées par un sympathique violoncelliste.

Merci à celles et ceux qui ont préparé toutes ces activités, merci à celles et ceux qui se sont déplacés.

P.M.

Evangile de dimanche : commentaires et méditation

Jn 24, 13-35

L’évangile de ce jour nous indique deux manières indissociables de faire l’expérience du Ressuscité : l’écoute des Ecritures et la fraction du pain. On le rencontre dans la célébration eucharistique à travers la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique.

Aujourd’hui, nous faisons l’expérience de l’écoute des Ecritures avec deux disciples qui se rendent à Emmaüs : Cléophas et un autre dont le nom n’est pas connu parce qu’il nous représente. Ces deux disciples traversent un moment de crise, ils sont déçus de constater que Jésus n’a pas pu changer le monde et que c’est le tombeau qui a eu le dernier mot. Face à cette déception, ils ont décidé d’abandonner la communauté pour reprendre leurs activités quotidiennes. En route, ils s’interrogent sur la personne de Jésus, ils ne comprennent pas ce qui lui est arrivé. C’est justement pendant ce moment de déception et de crise que le Ressuscité vient cheminer avec eux, mais ils ne le reconnaissent pas : on ne voit pas le Ressuscité avec un regard matériel. Ces disciples ont un regard qui ne va pas au-delà de l’expérience physique. Jésus leur explique les Ecritures en partant de Moïse et des prophètes : il est l’accomplissement de l’Ancien Testament. Il leur fait comprendre qu’il fallait bien qu’il passe par la croix pour inaugurer un monde nouveau grâce à sa résurrection. Peu à peu leurs yeux se dessillent, l’ouverture vers un regard de foi se fait progressivement

Après avoir expliqué les Ecritures, Jésus procède à la fraction du pain, signe de sa mort et de sa résurrection. C’est la liturgie eucharistique, la deuxième partie de la messe. C’est à la fraction du pain que les disciples le reconnaissent car la fraction du pain révèle son identité : son corps, son sang, son âme et sa divinité offerts au Père pour le salut du monde et se donnant à nous pour nous transformer et nous donner son immortalité. Par la fraction du pain, Jésus nous invite à donner notre vie comme il a donné la sienne.

C’est avec un regard de foi qu’on rencontre le Ressuscité. Une fois qu’on l’a rencontré, on ne peut pas ne pas proclamer que le Seigneur est vraiment ressuscité et qu’il s’est manifesté à nous.

Nicole Thumelaire

Une prière à partir de la liturgie

« Les disciples faisait route vers un village appelé Emmaüs »

Seigneur Jésus, nous te rendons grâce pour ton engagement.

Tu nous rejoins sur la route de nos vies

Nous accompagnant en nos étapes difficiles

« Jésus lui-même s’approcha et il marchait avec eux ! »

Seigneur Jésus, nous te rendons grâce pour ta compassion.

Tu nous rejoins au cœur de nos préoccupations

Ton écoute devient chemin de guérison

« De quoi discutiez-vous en marchant ? »

Seigneur Jésus nous te louons pour ton infinie compassion.

Tu portes en toi la souffrance de l’humanité

Pour l’éclairer en ses doutes et la guérir par l’onguent de ton Esprit

« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ! »

Esprit de Sainteté accorde-nous ta grâce.

Ainsi nous pourrons faire l’expérience du ressuscité

en priant les Ecritures

Ainsi nous pourrons faire l’expérience du ressuscité

Dans la célébration de l’Eucharistie !

« Notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous,

tandis qu’il parlait sur la route

et nous ouvrait les Ecritures ? »

Amen.

Abbé Christian TRICOT

C es informations qui nous donnent à penser

Donald Trump attaque Léon XIV qu’il qualifie de « FAIBLE », le Pape réagit !

Le 12 avril, le président des Etats-Unis, Donald Trump, s’en est une nouvelle fois pris au pape Léon XIV et lui a asséné ses conseils, sur fond des tensions autour de la guerre et des appels du pape en faveur de la paix.

Dans un message publié le 12 avril sur son réseau social Truth Social, Donald Trump n’hésite pas à qualifier le pape Léon XIV de “FAIBLE face à la criminalité et catastrophique en matière de politique étrangère”.

Plutôt que le pape Léon, Donald Trump reconnaît préférer son frère Louis, enclin au mouvement MAGA, selon lui. Et d’accuser, ensuite, Léon XIV de soutenir le programme d’armement nucléaire iranien, de contester l’opération militaire américaine qui a eu lieu au Venezuela en janvier dernier ou, encore, de rencontrer des sympathisants de l’ex-président démocrate Barack Obama. Avant d’ajouter : “je ne veux pas d’un pape qui critique le président des Etats-Unis parce que je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, A UNE MAJORITÉ ECRASANTE”.

La raison de l’élection papale

Dans ce même message, Donald Trump révèle ce qu’il estime être les raisons qui ont conduit à l’élection du pape Léon XIV, le 8 mai 2025 : “Si je n’étais pas à la Maison Blanche, Léon ne serait pas au Vatican”. D’après lui, le religieux “ne figurait sur aucune liste pour devenir pape”. En d’autres mots, le pape Léon doit son élection au seul fait de sa nationalité américaine. “Ils pensaient que ce serait la meilleure façon de traiter avec le président Donald J. Trump”, écrit ce dernier.

Le 47e président des Etats-Unis en fonction ne manque pas de poursuivre son message en prônant ses conseils : “Léon devrait se ressaisir en tant que pape, faire preuve de bon sens, cesser de se plier aux exigences de la gauche radicale et s’attacher à être un grand pape, pas un politicien”.

Le découragement de l’Eglise américaine

Mgr Paul S. Coakley, archevêque d’Oklahoma City et président de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis s’est dit “découragé” par cette attaque publique du président Donald Trump contre le pape Léon XIV. Et de rappeler que celui-ci n’est pas le rival du président américain et encore moins un homme politique.

Un appel réitéré au cessez-le-feu

Les propos du président américain s’inscrivent dans une séquence de tension de moins en moins feutrée entre la Maison Blanche et le Vatican. Lors de la Semaine sainte, le pape américain avait déjà opposé la prétendue puissance de certains chefs d’Etat à la toute-puissance de Dieu. Plus récemment, ce samedi 11 avril, lors de la veillée de prière qu’il présidait dans la basilique Saint-Pierre, le Saint-Père a interpellé les dirigeants des nations en leur criant : “Arrêtez-vous ! C’est le temps de la paix ! Asseyez-vous aux tables du dialogue et de la médiation, pas aux tables où l’on planifie le réarmement et où l’on délibère des actes de mort !”

Le lendemain après-midi, lors de la prière mariale, Léon XIV avait tenu des propos fermes en faveur de la paix. “Le principe d’humanité, inscrit dans la conscience de chaque personne et reconnu par le droit international, implique l’obligation morale de protéger la population civile contre les effets atroces de la guerre. J’appelle les parties au conflit à cesser le feu et à rechercher d’urgence une solution pacifique.”

La réponse du pape dans l’avion

Ce lundi 13 avril, dans l’avion qui le mène vers l’Algérie, le pape Léon XIV est revenu, avec les journalistes présents - parmi lesquels Angela Ambrogetti de l’ACI Stampa - sur le différend qui l’oppose au président américain. Il a toutefois insisté sur son intention de ne pas “entrer en débat avec lui”. S’il assure ne pas être un homme politique, le pape Léon n’en a pas moins déclaré ne pas avoir peur de l’administration Trump, ajoutant : “Je ne pense pas que le message de l’Evangile doive être détourné comme le font certaines personnes”.

Ce lundi, plusieurs commentateurs prenaient déjà soin d’analyser la séquence. “En attaquant Léon XIV, Donald Trump a rendu un immense service au pape, qui va certainement connaître un bond de popularité au niveau mondial, notamment dans les pays arabes”, estime Cyprien Viet, journaliste chez I.Media. “La réponse calme, posée, mais très ferme et claire du pape montre sa profonde liberté intérieure.” Pour Michel Cool, journaliste et chroniqueur français, le pape Léon “sauve l’honneur et la face d’une certaine idée des Etats-Unis d’Amérique privilégiant la démocratie sur l’arbitraire, la liberté sur l’intimidation, le dialogue sur la force et le respect de l’autre, même adversaire, sur le mépris et la vindicte.”

Angélique TASIAUX (journaliste de Cathobel)

avec la rédaction

Ces articles qui nous donnent à penser

De Weimar à aujourd’hui : défendre la démocratie

Les démocraties européennes et la bascule du monde : l’Europe culturelle devance l’Europe politique. (Parenthèse bénédictine : Le fil sans fin, édité par Arthaud – https://www.arthaud.fr/le-fil-sans-fin/9782081495005 )

Les sœurs bénédictines existent aussi

« Dites-donc, rappelez-vous que les Bénédictines existent ; le message de notre saint vaut aussi pour les femmes », tance gentiment Notker Wolf, ancien abbé-primat de la confédération bénédictine, en s’adressant à l’écrivain italien Paolo Rumiz1. Et celui-ci de se rendre derechef au monastère des sœurs bénédictines de Vilbodone situé à quelques encablures de l’aéroport de Milan-Linate.

En effet, alors que Benoît de Nursie (v. 480 – v. 547), père et législateur du monachisme occidental, fonde l’ordre des bénédictins, sa sœur jumelle, Scholastique (v. 480 – v. 543 ou 547), crée la branche féminine de cet ordre et érige un monastère à quelques kilomètres de celui dirigé par son frère à Montecassino. Et l’histoire raconte que les jumeaux se rencontraient à mi-chemin, une fois l’an, afin de partager leurs expériences respectives.

Entrer dans un monastère bénédictin, c’est passer “d’un monde où Dieu est superflu à un monde impossible sans lui”2. Et nous formons le vœu que les enfants de la catéchèse et leurs accompagnateurs auront ressenti ce contraste entre les bruits et les vanités du monde extérieur et la paix intérieure qui règne auprès des sœurs bénédictines de l’abbaye Notre-Dame d’Hurtebise, implantée sur les hauteurs de Saint-Hubert (voyage de la catéchèse du 18 avril).


L’ordre des bénédictins a sauvé l’Europe

“Le mot « Europe » lui-même s’était perdu. Les fondements de sa culture chrétienne – compassion et solidarité – étaient devenus délictueux”3.

Dans son magnifique ouvrage Le Fil sans fin, l’auteur Paolo Rumiz s’inquiète du devenir d’une Europe submergée par le matérialisme et le relativisme, et qui n’est plus aujourd’hui que le reflet pâli d’un projet autrefois audacieux et novateur. Cependant, si l’Europe s’abîme dans l’inconsistance, il existe néanmoins des lieux et des personnes qui tiennent “le fil des valeurs essentielles”, au premier rang desquels les communautés bénédictines.

Et l’auteur de nous convier à l’accompagner dans son périple à travers l’Europe, à la découverte des monastères bénédictins d’Italie (Praglia, Vilbodone, Muri-Gries, Camerino, San Giorgio Maggiore), d’Allemagne (Sankt Ottilien, Marienberg, Altötting, Niederalteich), de France (Cîteaux, Saint-Wandrille), de Belgique (Orval), de Suisse (Saint-Gall) et de Hongrie (Pannonhalma).

Le premier commandement de Benoît est l’écoute, rappelle l’abbesse Maria Ignazia Angelini : “l’écoute patiente d’autrui, de l’être humain et de sa voix. Et par conséquent, l’hospitalité. Un commandement que trop de gens ignorent aujourd’hui.”4 Or, derrière “l’hospitalité, il y a le mystère de l’incarnation. Quiconque frappe à notre porte est le Christ en personne” (abbé Olivier Quénardel, de Cîteaux)5

C’est également le futur saint Benoît qui a transformé l’ennemi (hostis) en hôte (hospes) : “Quels phénomènes que ces hommes-là [les Bénédictins] ! Ils étaient parvenus à sauver l’Europe sans armes, par la seule force de leur foi. Grâce à l’efficacité d’une formule : ora et labora. Ils l’avaient fait à une époque où les invasions étaient quelque chose de grave, plutôt qu’une migration de déshérités. Des vagues violentes, impitoyables, païennes. Les Huns, les Vandales, les Wisigoths, les Lombards, les Slaves et pour finir les Hongrois, féroces entre tous. Ces géants en robe de bure les avaient christianisés et ramenés à la douceur par leur exemple. Ils avaient sauvé de l’annihilation la culture du monde antique, remis en ordre un territoire livré à l’abandon, construit de formidables bastions de résistance à la dissolution : les abbayes”6


Au terme de ses pérégrinations de monastère en monastère, l’écrivain voyageur constate “avec une lucidité croissante que la civitas est de plus en plus menacée par l’invasion du matérialisme”7. Renouer avec les valeurs essentielles qui ont fondé l’Europe, voilà dès lors à quoi nous invite Paolo Rumiz dans cet ouvrage à la lecture rafraîchissante ; lequel est aussi un hymne à la beauté, à l’intériorité, à la paix.

Mais c’est également un appel à servir la vie, car c’est là que réside la véritable force nous dit notre pape Léon XIV : “Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent ! Assez de démonstrations de force ! Assez de guerres ! La véritable force se manifeste en servant la vie” (prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre le 11 avril dernier). Et peu importe ce qu’en pense le locataire de la Maison-Blanche…

Vincent Van Gulck

(La suite sur la démocratie dans la Lettre de l’Alliance des 2 et 3 mai 2026)

Le sauvetage d’un riche patrimoine ardennais, la Basilique de Saint-Hubert

L e joyau gothique du 16**ème siècle était menacé par les infiltrations d’eau. Quand il pleuvait dehors, il pleuvait aussi dans l’édifice.

Des échafaudages entourent l’édifice au cœur d’un vaste chantier de restauration. L’objectif : sauver le monument emblématique qui accueille chaque année des milliers de visiteurs et de pèlerins. La situation était devenue critique à cause de l’eau qui stagne sur et dans les pierres de l’édifice. Les infiltrations d’eau menaçaient non seulement la structure de l’église gothique, mais aussi de plus en plus les précieuses œuvres d’art qu’elle abrite.

D’imposants filets de protection ont ainsi été placés sous les voûtes peintes pour protéger ses trésors artistiques et maintenir la sécurité des visiteurs et paroissiens, tandis que des bannières camouflent les vitraux. Un dispositif spectaculaire à l’intérieur de la basilique qui n’a rien perdu de son charme et ne décourage pas les visiteurs.

Ce type de rénovation ne s’improvise pas. Le calendrier du chantier est serré. Les travaux se déroulent selon un cahier des charges strict, coordonné par l’Agence wallonne du Patrimoine. Plusieurs étapes sont en cours, à commencer par les nefs basses et la restauration des arcs de voûte à l’intérieur de la Basilique hubertine. On y refait la maçonnerie et côté charpentes, on remplace toutes celles en mauvais état.

L’enjeu est important, respecter l’intention des artisans du 16ème siècle tout en garantissant la solidité de l’édifice pour les décennies à venir. Une des techniques utilisées consiste à récupérer des moellons pour les sceller avec de la chaux plutôt qu’avec du béton.

Si tout se déroule comme prévu, les échafaudages devraient disparaître en novembre de cette année.

Alain avec RTBF.be

A suivre.

Je suis porteur de communion

Nous sommes porteurs de communion, sacrement de la communauté,

Qui rend visible ce que Dieu a donné : l’amour à partager.

Nous sommes porteurs de communion,

Cherchant à relier ceux que la vie a séparés,

Communauté d’un côté, malades et résidents des homes de l’autre.

Nous écoutons leurs voix et leurs émois, leurs incertitudes et leur foi.

Nous nous faisons compassion pour entendre leurs questions.

Sans jugement, lentement, nous cheminons, sans façons.

Ensemble nous tissons la communion, nous construisons la relation.

Nous sommes porteurs de communion.

Et, toi l’ami, l’amie, si tu veux faire comme nous,

Pousse la porte**, sonne chez moi** … (0473/32.76.83)

Il y a tant à faire, tant à porter

Que ton coup de main pourrait vraiment nous aider.

Frédérique Van Dyck

Une méditation avec l’équipe de Saint-Job

Maître de l’univers, suprême en équité (Job, 37)

Dans ce chapitre, Elihou entraîne Job à contempler les œuvres merveilleuses de Dieu, comme les saisons ou les phénomènes cosmiques, restés largement mystérieux pour l’esprit humain, mais surtout manifestations de la puissance de Dieu. Ces œuvres ne nous empêchent pas de verser dans la révolte et revendications envers lui, lorsque nous sommes écrasés par les pires détresse, comme l’est Job, et que nos « amis » sont sourds à nos arguments.

Existerait-il une autre manière de réagir que celle de la révolte ? Ce serait dès lors trouver une des portes du mystère de la souffrance humaine.

Le mystère de la foi, c’est de laisser toujours une porte ouverte à Dieu : confiance totale, jusqu’à l’abandon de soi, à la seule volonté de Dieu. C’est apprendre quelque chose de la prière d’abandon de Jésus : « Seigneur, éloigne de moi cette coupe ; pourtant pas ma volonté, mais… la tienne » (Luc 22 :42)

Cet abandon nous est dicté par Jésus, lui qui est venu comme la lumière qui illumine nos pas, lui qui est “le Chemin, la Vérité et la Vie”.

G.L.

Des nouvelles de OLM – OLM News

Sunday, April 19 - Third Sunday of Easter

God raised this Jesus; of this we are all witnesses. Exalted at the right hand of God, he received the promise of the holy Spirit from the Father and poured it forth, as you see and hear. (Acts 2:32-33)

As they approached the village to which they were going, he gave the impression that he was going on farther. But they urged him, “Stay with us, for it is nearly evening and the day is almost over.” So he went in to stay with them. And it happened that, while he was with them at table, he took bread, said the blessing, broke it, and gave it to them. With that their eyes were opened and they recognized him, but he vanished from their sight. (Luke 24:28-31

Mass times (St Anne’s church)

Saturday, April 18, at 5 pm (in the chapel) for the repose of the soul of John Joseph “Jay” Beaghan

Sunday, April 19, at 10 o’clock - Baptism of Jonathan Defise.

Heartfelt congratulations to Jonathan, his godparents and family. You are all invited to the Parish Hall for a cup of coffee after mass.

Uccle 10km run this Sunday, April 19 at 3 pm

Please note that traffic will be impacted by multiple road closures from 1 to 6 pm.

Vivre notre année 2026 par les énergies de la prière et du pardon

Ne pas rester seul avec sa blessure

Quand on nous a fait du mal, notre plus grande souffrance provient parfois du fait que nous sommes seuls à le porter. Cette souffrance est encore plus aiguë que le mal subi. Nous nous disons :

“Qui s’intéresse à moi dans ce malheur ?”.

Dans la peine, on est toujours seul jusqu’à un certain point. Parce que d’abord personne ne peut la ressentir comme on la ressent soi ; ensuite parce que les blessures isolent. La douleur se fait d’autant plus cuisante que davantage de gens sont au courant de vos problèmes par ouï-dire. Du fait qu’ils ne cessent de vous redire : « j’ai vraiment compassion de vous », vous vous sentez marqué comme un lépreux. Pour un peu vous aspireriez à la chambre d’isolation.

Mais peut-être la souffrance existe-t-elle pour nous engager, nous, pauvres mortels, dans des relations d’entraide ? Pour nous convaincre que nous avons besoin les uns des autres, que nous ne pouvons pas nous en sortir seuls.

Celui qui veut pouvoir pardonner un jour, ne peut pas rester seul avec sa peine. Il doit trouver quelqu’un qui ne moralise pas, qui ne juge pas, qui ne le plaigne pas davantage, qui ne l’inonde pas de bons conseils, qui n’ait même pas la prétention de le délivrer immédiatement de sa douleur grâce à la baguette magique de quelque talent psychologique ou autre. Qui peut bien être cette perle rare ? Tout simplement quelqu’un qui écoute.

Mais pourquoi quelqu’un de pareil est-il donc nécessaire ? Parce qu’en écoutant, il vous soustrait à l’isolement. Vous étiez seul avec votre peine ; maintenant quelqu’un d’autre la connaît. Et c’est énorme. Vous avez un associé dans votre malheur, un allié. Par le fait même qu’il vous accueille, il se laisse en effet blesser personnellement par le mal qui vous ‘a été fait. Ecouter une victime, c’est accepter que la flèche de l’injustice soit pointée sur sa propre poitrine.

Il y a plus encore. Du fait qu’elle est exprimée, Ia blessure est également objectivée et ramenée à ses justes dimensions. Il devient possible de déterminer avec plus de précision sa propre position parce qu’on dispose maintenant de trois coordonnées : soi-même, l’offenseur et celui qui a écouté. Or chacun sait qu’il faut toujours trois points pour connaître sa position exacte sur le globe terrestre. Parce que quelqu’un qui vous écoute de la sorte vous offre un miroir qui n’est ni hostile ni déformant, vous commencez à vous regarder vous-même avec plus de sérénité. Il vous prête son regard, et vous recevez quelque chose de son indulgence et de son objectivité.

Parfois il faudra cependant quelque chose de plus qu’une oreille qui écoute : une aide plus spécifique. Quand le nœud ne peut être défait par la seule écoute, il faudra une réelle compétence, une technique psychologique. Cela coûte parfois pas mal d’humilité de reconnaître ce besoin et d’entreprendre sans hésitation une thérapie adaptée. Mais cela peut constituer un pas indispensable pour arriver ultérieurement à accorder son pardon en vérité. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’éventuellement on parle avec le coupable lui-même. De plus en plus on est persuadé que pareille pratique est plus salutaire pour les deux parties. Même pour les coupables, ceci aura plus d’effet que la simple répression. Mais ce ne sera possible qu’au moment approprié et moyennant assistance. Si la chose s’avère impossible, il existe d’autres moyens. Par exemple confier le tout à une lettre, même si on ne l’envoie jamais. Ou en parler à l’Autre. Et ceci est toujours possible, même si celui qui vous a fait du mal n’est plus de ce monde ou qu’il ne veut absolument pas avoir affaire à vous.

Cardinal Godfried Daneels

(A suivre)

Notre fraternité biblique en téléconférence

La Fraternité biblique offre ses activités

tous les lundis de 20h à 21h30

Pour y participer vous pouvez contacter

Eric Driessens : ed@medatec.be

Nos peines et nos joies

Nos joies

Isaiah KANDOLO FANON né le 9 avril 2025 a été baptisé le samedi 11 avril 2026 en l’église Sainte-Anne.

L’agenda de nos communautés

HORAIRE DES CELEBRATIONS

Saint-Job *stjob@up-alliance.be *Accueil et permanence les lundi et jeudi de 10h à 12h02/374.64.14

Notre Dame du Rosaire *secretariat@nd-rosaire.be *Accueil et permanence du lundi au vendredi de 8h à 12h0002/597.28.85

Sainte-Anne info@chtricot.be **Accueil et permanence du lundi au vendredi de 10h à 11h02/374.24.38

Lundi 08h30 : Sainte-Anne

10h00 : Saint-Job

12h10 : ND de Fatima (précédée de l’adoration))

Mardi 08h30 : Sainte-Anne

12h10 : ND de Fatima

18h30 : Note Dame du Rosaire

Mercredi 08h30 : Sainte-Anne

12h10 : ND de Fatima

18h30 : Saint-Job (précédée de l’adoration

Jeudi 08h30 : Sainte-Anne (suivie de l’adoration)

12h10 : ND Fatima

Vendredi 08h30 : Sainte-Anne

10h00 : Saint-Job

12h10 : ND de Fatima

Samedi 18h00 : ND Rosaire

(précédée de l’adoration)

18h00 : Saint-Job

Dimanche 08h30 : Sainte-Anne

10h00 : Saint-Job

10h30 : ND du Rosaire

11h30 : Sainte-Anne

18h00 : Sainte-Anne

(suivie de l’adoration)

Our Lady of Mercy

Mass schedule :

Saturday at 5 p.m. at St Anne

Sunday, at 10 o’clock at St Anne

Chapelle Notre Dame d’Opstal

Opstalweg 49 - 1180 Bruxelles

Samedi à 20h :

avec partage des textes au cœur de la célébration, suivie de pain-soupe-fromage

Dimanche à 11h15.

Chapelle Notre Dame de Fatima

Rue de la Bascule, 19

Du lundi au vendredi :

11h30 : prière et adoration

12h10 : célébration eucharistique

précédée par la récitation de l’Angélus

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