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Lettre aux paroissiens de
Sainte-Anne, Saint-Job, Notre Dame du Rosaire et Fatima

Horaire des célébrations pour les 13,14 et 15 août

Samedi 13 août
 
18h : Notre Dame du Rosaire
18h15 : Saint-Job
 
 
 
Dimanche 14 août
 
8h30 : Sainte-Anne
10h. : Saint-Job
10h30 : Notre Dame du Rosaire
11h30 : Sainte-Anne
18h. : Sainte-Anne
Lundi 15 août
 
8h30 : Sainte-Anne
10h. : Saint-Job
10h30 : Notre Dame du Rosaire
11h30 : Sainte-Anne
18h. : Sainte-Anne

En l’honneur de l’Assomption de Notre Dame vous trouverez d’abord une série d’articles sur ce sujet.  Ensuite seront proposés commentaires et prières pour le 20ème dimanche ordinaire, bonne lecture !

Le mystère porté par deux mamans !

Après avoir célébré Sainte-Anne en unité pastorale, nous voici aux portes de l’Assomption !  Fête que nous vivrons au sein de nos communautés.  Comme la grâce de Dieu a permis à Anne d’’engendrer Marie, alors qu’on la disait stérile, la même grâce fait entrer notre Dame en l’éternité avec un corps glorifié similaire à celui de son fils.  La tradition rapporte que les apôtres, après la mort de Marie, ont constaté que le tombeau de Marie était vide !  Ainsi comme la personne de Marie, préservée du péché a engendré le Christ, la puissance du ressuscité a engendré Marie à l’éternité.   « Assomption de Marie », disent les catholiques ! « Dormition de Notre Dame » disent nos frères d’Orient !  Nous voici conduits à la porte d’un dogme bouleversant.  Qu’est-ce qu’un dogme, si ce n’est la contemplation d’un mystère qui nous dépasse et que nous sommes appelés à interroger.

 

Fête de l’Assomption 

Assomption !

« Pourquoi », demandait récemment un religieux, « pourquoi la Vierge a-t-elle été emportée au ciel avec son corps plutôt que de mourir comme tous ses frères et sœurs en humanité ? »

Certes, il est hasardeux de s’immiscer dans les intentions du Seigneur. Mais il est utile et fructueux de méditer les fêtes qui nous sont données comme une nourriture spirituelle afin d’y approcher le sens du projet divin.

L’Eglise enseigne que la Vierge est venue au monde sans être affectée par le péché originel.  On peut en déduire qu’une mission toute particulière lui était assignée avant même sa conception.  Cette mission, elle était certes libre de l’accepter ou de la refuser.  C’est tout le sens qu’il faut donner à la question de l’archange Gabriel et à la réponse de Marie : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole ». Dieu avait besoin du « oui » marial pour mettre en œuvre le Salut.  Mais ce oui ne venait pas de n’importe qui.  Gabriel avait salué la Vierge comme « chérie de Dieu » et « bénie entre toutes les femmes ».

La théologie catholique reconnaît donc à la mère de Jésus un rôle décisif dans l’action du Verbe et considère Marie comme médiatrice des grâces que nous tenons de Lui.

Dante, au chant XXXIII du Paradis rédige pour elle une prière qui commence ainsi : « O Vierge, mère et fille de ton fils, humble et haute plus que nulle créature, terme assigné par l’éternel Conseil… »

Comment s’étonner alors du destin privilégié que la Trinité a réservé à Marie au terme de sa vie terrestre ? On ne parle pas à son sujet de décès mais de dormition. Si elle a été préservée de toute souillure dès l’origine, elle n’avait pas à goûter la mort que son fils avait déjà vaincue.

Voilà sans doute une des vérités célestes qui nous sont proposées dans la fête d’aujourd’hui.  Rappelons-nous que parmi les mystères glorieux du rosaire le Couronnement de Marie dans le ciel succède à son Assomption.

Dominique DE WOLF

Une prière en l’honneur de Notre Dame !

Seigneur et Père, nous te rendons grâce
Pour les merveilles accordées à Notre Dame,
Elle partage aujourd’hui le triomphe de ton Fils,
Elle sera guide, dans notre pèlerinage sur terre !
Seigneur et Père, nous te révérons :
Tu t’es penché sur « ton humble servante ».
Tu lui accordes la gloire d’être mère de ton Fils,
Elle ouvre devant nous une route d’humilité et de pauvreté !
Seigneur et Père, nous te bénissons :
Tu as élevé Notre Dame « au-dessus des anges »
Demeure de ton Fils, elle entre dans ta maison d’éternité,
Elle entraîne l’humanité sur la voie de la louange !
Mère Bien aimée, vous qui habitez maintenant en Dieu,
Puissiez-vous ouvrir nos cœurs au secret de l’éternité,
Avec Moïse nous connaîtrons la vraie liberté,
Avec Isaïe nous saurons annoncer le Messie,
Avec Ezéchiel nous construirons l’avenir !
abbé Christian TRICOT, votre curé

 

Evangile du dimanche 14 août : commentaires et méditation

Les paroles de Jésus dans l’évangile de ce jour nous surprennent : lui qui nous a appris que Dieu est amour et cherche sans cesse la réconciliation, comment peut-il dire qu’il est venu apporter la division sur la terre ? De quelle division s’agit-il ?

Pour comprendre son message, il faut bien interpréter les deux images qu’il utilise pour parler de cette division : le feu et le baptême.  Il est venu apporter le feu sur la terre et il doit recevoir un baptême.

L’homme ancien a toujours perçu dans le feu quelque chose de divin.  Le feu représente la manifestation de Dieu, son intervention dans l’histoire de l’humanité.  Quand Dieu intervient dans notre histoire, c’est pour y éliminer le mal.  Ce feu n’a rien à voir avec le feu de l’enfer, il ne brûle pas les hommes.  C’est le feu de l’amour de Dieu qui purifie et élimine le mal dans le monde et en chacun de nous.  Jésus est venu apporter le feu veut dire que Dieu est entré en chacun de nous afin que la vie divine nous soit totalement communiquée et qu’elle nous transforme.

La deuxième image employée est celle du baptême.  Pour purifier le monde et l’homme, Jésus devait être baptisé, c’est-à-dire plongé dans les eaux de la mort par sa passion.  La mort du Christ nous révèle cet amour infini de Dieu qui vient sauver, purifier, transformer l’homme et le monde.  Sa passion vient donner naissance à un monde nouveau.

 

A travers les images du feu et du baptême, Jésus nous révèle que seul Dieu est capable, au prix de sa vie, d’éliminer le mal dans ce monde mais il demande notre contribution et notre adhésion à sa personne.

L’avènement de Dieu dans notre histoire provoque des conflits et des divisions parmi nous et autour de nous.  Les convictions chrétiennes sont souvent en opposition avec ce que notre société nous présente comme valeurs d’une vie réussie.  La division est inévitable au sein d’une famille si certains membres adhèrent au Christ et d’autres le rejettent.  Une harmonie et une cohabitation ne sont pas toujours possibles entre ceux qui adhèrent aux fausses paix fondées sur les injustices, l’égoïsme, la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme, et ceux qui cherchent la paix authentique construite sur l’évangile. Un chrétien doit avoir le courage de témoigner de l’évangile en devenant un vrai signe de contradiction dans ce monde.

Nicole Thumulaire

 

Méditation à partir de l’Evangile

« Je suis venu apporter un feu sur la terre ! »

Seigneur et Père, je te rends grâce pour l’amour de ton Fils, feu qui réchauffe, flamme qui éclaire, énergie qui redonne vie !

Seigneur et Père, je te loue pour la charité de ton Fils, feu qui purifie, guérison radicale des blessures intérieures, flamme qui brûle le mensonge, énergie qui ouvre une route de justice.

Seigneur et Père, je te rends grâce pour la tendresse de ton Fils, feu qui donne vie, flamme du potier faisant cuire l’argile, brasier façonnant les pierres vivantes de la communauté.  Energie qui ressuscite dans sa puissance de pardon.

Esprit de Sainteté, lorsque la brume du découragement s’abat sur nos vies, que nous puissions nous placer dans la chaleur de ton soleil.

Esprit de Sainteté, lorsque la pauvreté du désespoir paralyse notre existence, que nous sachions nous placer dans l’espérance de ta victoire ;

Esprit de Sainteté, lorsque la faiblesse nous fait vaciller et déstabilise notre état, que nous soyons en mesure « de reprendre pied sur le roc » de ta présence.

abbé Christian TRICOT, votre curé