L’abbé TRICOT m’a demandé un article sur les vacances.  Cela tombe mal car je n’ai aucune idée originale concernant ce phénomène étrange et tellement envahissant que cela en devient affreusement banal.
Alors, pour y voir un peu plus clair, (et pour gagner trois lignes !!) je consulte mon Larousse de 1906 « une merveille d’anachronisme et de désuétude » qui dit ceci à propos de « la vacance ». « Intervalle du repos accordé à des élèves, des employés, des étudiants »
Comme tout cela est délicieusement dit.  Et comme on est loin des immondes charters, des tsunamis, des campings pollués et des âneries des syndicats d’initiative.
Alors vive Montaigne et Victor Hugo qui voyageaient par petites étapes, qui mettaient trois jours pour admirer une cathédrale ou un point de vue et qui faisaient de leur « repos » des merveilles d’observation et de méditation.
Voulez-vous un conseil pour être heureux en vacances ?  Relisez les carnets de voyage de Victor Hugo et de Montaigne.  C’est plus qu’une merveille.  C’est un bonheur fou !
 
Un paroissien
 
Leçons de la Pandémie
 
A partir d’une réflexion qui me fut demandée sur le prendre soin, remis à l’honneur en ces temps difficiles, j’ai contemplé la Vierge Marie, icône d’un prendre soin global allant jusqu’à la compassion et dispensant des grâces de charité, de foi et d’espérance.
 
  1. Elle est d’abord la mère aimante qui, unie à son Fils, prend soin des blessures du corps et de l’âme de ses enfants : salut des infirmes, consolatrice des affligés.
Comme elle, aimons et prenons soin les uns des autres, dans ce qui est à notre portée. 
  1. Elle est aussi la femme de foi qui oriente nos regards vers l’au-delà d’une vie seulement terrestre. La Stabat mater n’est pas la mère qui prend soin de son petit enfant.  Au pied de la croix, appelée « Femme », elle va plus loin dans le don en devenant l’Epouse qui collabore à la mission de son Fils.  Son cœur compatissant, transpercé, est impuissant humainement, mais permet à son Fils de sauver des âmes en répandant son pardon et en les faisant entrer déjà dans une vie nouvelle.  Mystère de la foi.
Comme elle, osons faire ce pas de plus, souffrir avec l’autre par pur amour, car cela transforme vraiment le monde. 

  1. L’immaculée conception est enfin le signe que le salut est déjà totalement accompli dans une personne humaine, par une grâce venant déjà de la mort de son Fils, nous dit le dogme. C’est au pied de la Croix quand la Pieta porte le corps mort de son divin Fils que la communion entre le nouvel Adam et la nouvelle Eve se manifeste mystérieusement et que la ressemblance de l’humanité avec Dieu est enfin retrouvée.  Cela s’appelle le salut, seul objet d’une vraie espérance, celle de la vie nouvelle du Ressuscité. 
Comme le dit souvent notre pape François, ne nous laissons pas voler l’espérance qui nous est donnée avec le Christ ressuscité des morts.  Que ni nos péchés, ni les forces de destruction à l’œuvre dans notre monde n’aient le dernier mot.  Il est le « Par-Don » qui sauve le monde. 
Soyons aussi miséricordieux comme Lui et vivons les Béatitudes.
Oui, la pandémie nous invite à réorienter nos vies dans la compassion de Marie et la Résurrection de Jésus. 
 
Marie Frings
Oui, Seigneur, mes vacances
 
Je sais que tu veux que je prenne des vacances pour me reposer, c'est mon septième jour qui me permet de refaire mes forces, de me détendre et de faire le point.
J'en profiterai, Seigneur, pour donner plus de temps à mes enfants, pour être plus présent à mon foyer. 
Je me laisserai émerveiller par les fleurs, le beau temps, le soleil et l'eau.
Je dormirai, je me reposerai, je me détendrai. 
Je prendrai soin de mon corps et de ma vie que tu m'as donnés et qui parfois sont si malmenés, si surexcités par des excès, par des abus.
Je veux en profiter pour me laisser regarder paisiblement par toi qui réponds silencieusement à mes nombreuses questions.
A mon âge, j'ai besoin de faire des choix, j'ai besoin de me relancer dans la vie.
Avec toi, je veux prendre le tournant sans accident.
Oui, j'ai besoin, Seigneur, de mes vacances !
 
René Pageau
 « Un pas de plus avec mon Dieu » Levain
Des textes qui donnent à penser et à prier

 
 
La fatigue du Christ !
Sur les routes Tu as marché…
Avec les foules tu t’es donné
Tu as pansé les plaies des souffrants
Tu as guéri les infirmes de l’âme
Tu as fait merveille avec les souffrants !
Ta fatigue a transformé nos vies
D’un tâtonnement d’enfants maladroits
En un chemin droit sans écueils
 
Tu t’associes à nos souffrances quotidiennes
Tu te réjouis de nos victoires sur le mal !
A l’heure à laquelle tout se tait, tu viens,
Comme un Père, un frère, un ami, nous aimer.
Une paroissienne
Chaque jour est un jour comme toujours !
Chaque jour est un jour comme toujours !
Pourtant le Seigneur crée chaque jour différent,
Il faut rencontrer chaque jour comme unique
Car chaque jour est un reflet de Dieu qui nous parle
 
 
Un jour la sainte Vierge est en pleurs :
On a bafoué son fils bien-aimé !
Un jour elle se penche vers la pauvreté
Qui nous habite et y met sa grâce…
Oui, chaque jour est un reflet de Dieu !
Il demande à être lu comme une lettre
Qui nous est adressée pour comprendre
L’incroyable amour de l’Eternel pour :
 
 
Nous
Ses enfants, ses amis

 

 

Réflexion
 
Il y a eu la ruée vers l’or…  Il y a la ruée pour voir et entendre les idoles du spectacle, il y a la ruée vers les magasins pour découvrir et profiter des soldes…
En ce week-end de prière pour les vocations, il y a urgence que nous, chrétiens fervents ou en recherche, nous nous ruions vers le Seigneur, que nous envahissions nos églises, nos chapelles, nos lieux d’adoration, que nous nous hâtions dès le début des célébrations pour former communauté et écouter les paroles que Dieu nous adresse à tous et à chacun en particulier.
Il y a urgence, nous devons prier le Seigneur, le supplier pour qu’il appelle, qu’il appelle sans cesse, qu’il ouvre nos cœurs et particulièrement le cœur de jeunes afin qu’ils aient la témérité, l’audace, le courage et l’immense générosité de répondre à son appel vers le sacerdoce !
Cela ne se fera pas sans nous tous, jeunes et moins jeunes ; par nos prières et l’infinie bonté de Dieu, recrutons de nouveaux témoins de la Foi en ce Dieu qui nous aime, car nous avons faim et soif !
Il faut que nos prêtres, nos diacres, les moines et les moniales voient fleurir des lendemains, qu’ils perçoivent la promesse d’une relève, d’une aube nouvelle qui se lève, d’une continuation au don de leur vie qu’ils ont fait au Seigneur pour l’annoncer et annoncer son Royaume.
Dieu y pourvoira…  si nous le lui demandons tous avec confiance et espérance, dans une réelle ruée de prière pour les vocations
 
Une paroissienne
 
Prions, prions, prions !
 
Prions, prions, prions pour notre monde,
Que la sagesse, et que l’amour gagnent…
Et inspirent tous nos esprits, nos intelligences
Pour combattre l’ignorance, l’indifférence.
 
Pour se rallier à notre chef et notre Roi,
Le suivre pas à pas, en ayant comme lumière
Ses paroles, ses paraboles, son amour débordant !
Oui, nous sommes là Seigneur pour t’aider.
 
Donne-nous force, courage, et ton amour
Munis de ce bagage nous ferons route avec Toi
En chantant la joie de te servir en ce monde
Et tu nous enseigneras, en marchant, l’essentiel
 
Tu ne veux pas la grandeur, tu cherches le petit…
Celui qui ne fait pas de bruit, parle peu mais vrai.
Donne-nous de découvrir que tu marches avec nous,
Et ce faisant, tu nous expliques les paraboles.
 
Bien aimé Jésus sois avec Marie et Joseph notre force.
 
Amen, amen, amen !