TRES TOUCHES PAR LES EVENEMENTS DE LA « BOUM 2 » AU BOIS DE LA CAMBRE

 
« Annonce sur les réseaux sociaux ! Rassemblement de jeunes ! Présence de parents ! Volonté de certains d’exprimer leur ras-le-bol en regard des mesures de confinement ! Vendeurs de drogues ! Curieux, badauds ! Personnes désireuses d’en découdre avec les forces de l’ordre ! Présence d’un hélicoptère ! Passage de drones ! Incendie ! Jets de pierre ! Blessés chez les manifestants et les forces de l’ordre !  Et … de notre côté un sentiment mêlé de tristesse devant ce gâchis … »
Interpellés par cet événement nous sommes amenés à faire quelques réflexions :
D’abord un constat douloureux : depuis plusieurs années, un fossé se creuse entre les générations. Il est de plus en plus difficile d’établir un dialogue entre les jeunes et les anciens.
 
Ensuite la lutte contre l’épidémie demeure mal comprise par bon nombre d’entre nous.  Tout se passe comme s’il y avait une cloison opaque entre notre comportement imprudent et la souffrance et la mort des personnes touchées par le virus.  Notre empathie semble comme étouffée par une sorte d’égoïsme, nous ne nous sentons plus concernés par le combat mené par le personnel soignant dans les hôpitaux.  La douleur des familles ayant perdu un être cher semble s’éloigner de nos préoccupations.  Au nom de cet égocentrisme nous revendiquons notre liberté !
 
Enfin, il semble difficile pour beaucoup de se projeter dans l’avenir, de voir la fin de la pandémie et de donner sens aux efforts demandés.  Raison pour laquelle les sacrifices du quotidien deviennent insoutenables.
 
En ces jours où nous préparons à fêter la Pentecôte, puissions-nous demander une grâce au Seigneur : celle de retrouver de la compassion, celle de pouvoir renouer contact avec la jeunesse, celle de pouvoir construire les ponts nécessaires entre nos mandataires politiques et la population vivant une pression devenue incompréhensible.
 

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Avec le Pape François abattre les murs de l’égoïsme

 
Lettre aux paroissiens de
Sainte-Anne, Saint-Job, Notre-Dame du Rosaire et Fatima
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Avec le Pape François abattre les murs de l’égoïsme
« Je vous ai dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ! » Jean 15,11
L’annonce subversive de la joie !
 
 
En cette période où la vaccination avance à grands pas et où on ressent les frémissements d’un déconfinement de la société, force est de constater que cette année de « quarantaine » nous a touchés .  Nous n’en sommes pas sortis indemnes.
Mais, c’est au lieu de ces souffrances que Jésus ressuscité, nous convie à partager sa joie.  Mais de quelle allégresse s’agit-il ?  Celle d’une souffrance et d’une mort atroce mais transfigurée, assumée, ressuscitée  ! Ainsi comme le dit Saint-Jean, accepter « d’être greffé sur la vigne qui est le Christ », consiste à communier à la peine transfiguré de Celui qui nous aime.
Comment pouvons-nous communier à ce bonheur, en cette période si difficile ?
Simplement, en parcourant les étapes proposées par le Christ dans l’image de la Vigne proposée dans le chapitre 15 de Jean.
D’abord « se laisser émonder » par la Parole du Christ : elle nous purifie et réalise en nous la vérité !
Ensuite, Jésus nous invite à « demeurer en Lui ».  Cela nous est possible par la prière et la participation aux sacrements.  En d’autres termes, nous sommes appelés « à faire de la place » en nous,  pour que le Christ puisse venir habiter en nos vies ! 
Enfin, le Christ nous convie à « observer ses commandements », c’est-à-dire à « nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés ! ». Pour arriver à cet objectif héroïque, nous devons nous appuyer sur sa grâce : « en dehors de moi vous ne pouvez rien faire »
Ayant franchi ces étapes, nous partagerons la joie du Christ, qui est communion à son amour.
Nous partagerons son amité, force qui nous permet d’aimer : « de donner du fruit en abondance ! ».
Puisse, des cicatrices de cette pandémie, jaillir l’allégresse du Christ ressuscité !
Avec les abbés Liévin Ndunge et François-Xavier MARA
Abbé Christian TRICOT, votre curé

Lettre aux paroissiens de Sainte-Anne, Saint-Job, Notre-Dame du Rosaire et Fatima

Au moment où nous écrivons ces lignes, la Belgique compte 20.000 décès des suites de la pandémie qui fait rage et continue à atteindre toutes les tranches de la population.
Dans un de nos hôpitaux, cinq services de soins ont dû fermer pour que leur personnel puisse porter secours à celui des soins intensifs qui se voit débordé.  Un jeune de 15 ans se trouve dans les mêmes soins intensifs entre la vie et la mort, suite à une contamination par un variant du virus.
Aussi, en tant que chrétiens, dans les semaines qui vont suivre, nous abattrons les murs des égoïsmes en établissant un lien entre notre quotidien et ce qui se vit dans les hôpitaux ! Nous devons éviter d’oublier ceux qui souffrent, qui vivent des séquelles et qui meurent !
Nous abattrons les murs des égoïsmes, si à travers nos efforts quotidiens, nous savons soulager la pression qui s’exerce sur les cliniques et hôpitaux.
Nous abattrons les murs des égoïsmes, si à travers le respect des règles sanitaires et la vaccination, nous savons faire reculer le nombre des contaminations ! Seule recette : éviter trop de contacts et de déplacements !
Nous abattrons les murs des égoïsmes, en considérant que notre adhésion aux consignes sanitaires, pourront à terme :
- Libérer l’horeca !
- Relancer les activités culturelles !
- Remettre en selle les métiers de contact !
C’est de notre courage vécu au quotidien que pourra se construire l’avenir.  Appuyons-nous sur la force de Dieu et avec le Pape François, abattons les murs de l’égoïsme !  On ne pourra pas se sauver tout seul !
hp
 
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« Ce sera, ici, de demander la grâce d'éprouver intensément allégresse et joie de la si grande gloire et joie du Christ notre Seigneur. »
Ignace de Loyola, Livre des Exercices, n°221
Au moment où ces lignes sont rédigées le moral de beaucoup -jeunes, vieux, travailleurs-  se situe au plus bas.  Et on peut le comprendre…  Plus d’un an passé à lutter contre un adversaire que nous ne pouvons pas vraiment identifier mais dont les ravages sont incalculables.  Raison pour laquelle, nous nous sommes mis à interroger l’Ecriture, afin d’y découvrir comment des hommes avant nous, traversant des situations périlleuses, ont pu trouver réconfort.
 
C’est ainsi que notre attention s’est d’abord arrêtée sur le chapitre trois du livre de Daniel.  Cet épisode où le roi Nabuchodonosor enferma trois enfants dans une fournaise.  Ces derniers refusaient d’adorer sa statue façonnée dans l’or.
C’est aux prises avec les flammes, que de manière étonnante, s’adressant à Dieu, ceux-ci lui ont exprimé une prière de louange !
« Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, loué sois-tu, glorifié soit ton nom pour les siècles !
Daniel 3,26
 
Au-delà des faits rapportés dans ce livre, l’écrivain sacré veut, déjà avant la résurrection du Christ, proposer un message d’Espérance.  Même dans la pire des situations, la louange adressée à Dieu se transforme en prodige : soit guérisons, libération, sauvetage et salut ! A la fin du récit, les trois enfants seront sauvés des flammes par un mystérieux être de lumière !
 
Dans la même direction, les psaumes livrent le même message et l’apôtre Paul s’exprimera en ces termes :
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus »
Philippiens 4,6-7
Deux mille ans après, nos contemporains en nos universités, éclairés par les recherches sur la psychologie positive, nous invitent à réaliser sur nous-mêmes un travail consistant à cultiver l’optimisme.  N’y aurait-il pas un lien entre ce dernier et la louange ?
Sûrement, mais allons plus loin !  La Résurrection du Christ, accueillie telle une grâce, nous permettra de communier à sa joie, à son allégresse et à sa gloire.  Ainsi, aujourd’hui encore, sous les gravats des soucis et des malheurs, nous serons à même de mettre à jour des perles de bonheur !  
Courage, demandons à Dieu sa grâce, soyons positifs et gardons l’Espérance !
 
Avec les abbés Liévin Ndunge et François-Xavier MARA
Abbé Christian TRICOT, votre curé
hautparleur
 

Un bouquet de remerciements adressé d’abord à nos confrères prêtres, aux équipes liturgiques, à l’équipe technique de streaming, aux chorales, à nos catéchistes, à nos mouvements de jeunesse, à l’équipe de la Lettre de l’Alliance, à celles et ceux qui s’occupent de nos églises, du temporel …

Gratitude exprimée à nos visiteurs de malades, aux acteurs de l’Entraide Boetendael, aux agents d’Entraide et Fraternité !
Puissions-nous rendre grâce pour tout ce qui a été réalisé au cours de ce Carême !
 
Dans la situation que nous connaissons, nous avons besoin plus que jamais des lumières de l’Esprit pour pouvoir discerner ce qui est le mieux, le plus prudent et le plus audacieux !
A travers les règles sanitaires qui nous sont proposées, puissions-nous plus que jamais nous oublier et être les témoins pour le monde du Christ ressuscité !
Avec les abbés Liévin Ndunge et François-Xavier MARA
Abbé Christian TRICOT, votre curé
Lettre aux paroissiens de
Sainte-Anne, Saint-Job, Notre-Dame du Rosaire et Fatima
 
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« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »
Jean 15,12-14
 
Devant la recrudescence de l’épidémie, nous unissons nos efforts, pour la faire reculer et à plus long terme la vaincre. Mais ce combat engendre peines et frustrations. Pour nos communautés, par exemple, célébrer avec quinze personnes nous placent devant des dilemmes compliqués.
En vue de dépasser ces tensions, douleurs et danger, nous sommes invités à interroger notre foi. Que nous dit-elle, à travers l’exemple du Christ ?
Comment pouvons-nous suivre, en ces moments difficiles, sa volonté ?
 
La foi demeure une lumière, qui ne nous laisse pas dans l’obscurité, elle offre plusieurs repères, cela au cœur de la Semaine Sainte que nous allons vivre.
D’abord, nous découvrons en Jésus, que l’amour invite à s’oublier. Accepter de se sacrifier soi-même pour que l’autre puisse vivre ? Le Christ va accepter de descendre au cœur même de la forteresse des enfers pour ouvrir une brèche vers l’éternité.
Ensuite, Jésus emprunte ce chemin de renoncement, non par sa propre volonté, mais par invitation du Père ! « Pas un seul de ces petits ne doivent être perdus ! »
Enfin, la voie de cet abandon, ne peut être suivie sans l’aide d’une grâce à accueillir ! Par nous-même nous ne pouvons rien faire ! Jésus est à même de prendre le chemin du Golgotha, soutenu par la seul grâce du Père !
 
En cette Semaine Sainte 2021, unis au Christ, nous appuyant sur la grâce de ce même Père, nous prendrons le chemin du renoncement à nous-mêmes, pour que la société puisse vivre.
L’épreuve du confinement, des masques, de la restriction de nos libertés vont trouver un sens :
En Christ nous transfigurerons ces épreuves en offrandes pour que les autres puissent vivre. Grâce à nos efforts conjugués, le nombre de malades va diminuer, grâce à notre sacrifice, beaucoup de vies seront épargnées, grâce à notre persévérance, le virus sera endigué. En ces moments, l’imprudence est similaire à une voiture roulant tombeau ouvert dans le brouillard, écrasant sur son passage, des innocents dont jamais, on ne connaîtra le nom !
 
En Jésus mort et ressuscité, un nouveau passage nous est accordé. Puissions transmettre cet espoir et notre renoncement à celles et ceux qui nous sont donnés. En union de prière avec les médecins, les infirmières et aussi tous les métiers contraints à l’arrêt !
« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »
 
 
Avec les abbés Liévin Ndunge et François-Xavier MARA
Abbé Christian TRICOT, votre curé
« Notre cercle magique ! »
 

hp

 
Au moment où nous écrivons ces lignes nous sommes à la veille de la Semaine Sainte.  Nous avons tout préparé pour offrir des célébrations dans nos trois communautés ainsi qu’une offre de messe en streaming.  Et en même temps, nous attendons les nouvelles règles quant à un éventuel nouveau confinement !  Situation où nous pouvons nous sentir parfois dépassés !
D’abord, devant les conséquences économiques qui vont résulter de ce cette pandémie.  Ensuite l’impact sur nos relations humaines et familiales et enfin, en ce qui nous concerne plus dans cette Lettre, les effets du confinement sur la vie de nos communautés chrétiennes.
Bien humblement, au regard de ces conséquences, nous risquons de nous sentir impuissants :
- « Que puis-je faire ? »
- « Le cercle de ces problèmes est trop grand ! »…
Ici l’exemple du Christ peut nous inspirer.  Pour lui, réaliser le salut de l’humanité, passe d’abord par un travail sur un petit cercle.  Celui, constitué par ses proches, ses amis, ses apôtres…
Là où nous sommes, au milieu de notre cercle de relations, nous pouvons faire quelque chose.  D’abord, transmettre un esprit positif, soit relever en toutes circonstances ce qui va bien.  Ensuite, collaborer, aux mesures sanitaires qui nous sont proposées.  Et enfin, maintenir les liens communautaires, par la prière, le téléphone et les autres moyens de communication qui nous sont donnés.  Réaliser de petites choses là où nous sommes est quoiqu’on en pense, d’une grande efficacité et nous empêche de nous sentir dépassés.
Ne nous décourageons pas !  Après l’hiver, il n’y a pas l’hiver, mais le printemps et le chant des oiseaux !
Courage ! Après la vaccination s’annonce une vie meilleure !
Avec les abbés Liévin Ndunge et François-Xavier MARA
Abbé Christian TRICOT, votre curé

« Heureux les pauvres de cœur ! »

Une Bonne Nouvelle subversive !

hp
 
Et pourtant, le Christ s’adresse toujours à nous pour parler du bonheur « Heureux ! ».
Une béatitude promise « aux pauvres de cœur ».  Cet état d’indigence définit ceux qui n’ont que Dieu pour appui, soutien et abri.  Et c’est de leur fragilité que jaillit leur confiance : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » « Il est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».  Cette certitude jaillit des cœurs brisés et des massacrés de la vie.  Elle jaillit au cœur de ceux qui, à un moment donné, ont fait l’expérience de la sollicitude de Dieu.  Lors de cette rencontre s’établit une conjonction entre souffrance et confiance, entre confiance et sentiment du bonheur !
Ainsi donc saint Thomas rejoint le message du Christ : pour lui, la fin naturelle de l’homme est dans le bonheur, la béatitude.  Et cette félicité débute déjà ici sur cette terre.  Mais alors, comment atteindre celle-ci alors que nous sommes tourmentés par une épidémie ? Comment atteindre la joie malgré un rendez-vous quotidien avec la souffrance et la mort ?
D’autres témoins, avant nous, ont connu ce problème.  Les moyens qu’ils utilisèrent pour accéder au bonheur étaient de deux ordres.  D’abord les anciens s’établissaient dans la prière : construction de la maison intérieure, et de ce lieu ils recevaient les lumières pour détecter, au pire des situations, l’action cachée et bienveillante de Dieu.  De cette clarté jaillissait la louange.  De celle-ci émerge une pensée positive, un optimisme, la perspective d’un avenir positif : « Oui je peux être heureux maintenant, car je sais que Dieu va finir triompher ! »