Un texte qui donne à penser
« Adore et confie-toi »

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« Ne t’inquiète pas de la valeur de ta vie, de ses anomalies, de ses déceptions, de son avenir plus ou moins obscur et sombre. Tu fais ce que Dieu veut. Tu lui offres, au milieu de tes inquiétudes et de tes insatisfactions, le sacrifice d’une âme humiliée qui s’incline malgré tout devant une Providence austère… Peu importe que dans l’intime de toi-même tu sentes, comme un poids naturel, la tendance à te replier sur les tristesses et tes défauts…
Peu importe que, humainement, tu te trouves « ratée », si Dieu, Lui, te trouve réussie, à son goût… Petit à petit Notre-Seigneur te conquiert et te prend pour Lui… Je t’en prie, quand tu te sentiras triste, paralysée, adore et confie-toi. Adore, en offrant à Dieu ton existence qui te paraît abîmée par les circonstances : quel hommage plus beau que ce renoncement amoureux à ce qu’on aurait pu être !
 
Confie-toi. Perds-toi aveuglément dans la confiance en Notre-Seigneur qui veut te rendre digne de Lui et y arrivera, même si tu restes dans le noir jusqu’au bout, pourvu que tu tiennes sa main toujours d’autant plus serrée que tu es déçue, plus attristée. Sois heureuse fondamentalement, je te le dis. Sois en paix. Sois inlassablement douce. Ne t’étonne de rien, ni de ta fatigue physique, ni de tes faiblesses morales. Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire, reflet de celui de Notre-Seigneur qui veut agir par toi et, pour cela, te substituer toujours plus à toi. Au fond de ton âme, place avant tout, immuable, comme base de toute activité, comme critère de la valeur et de la vérité des pensées qui t’envahissent, la paix de Dieu. Tout ce qui te rétrécit et t’agite est faux, au nom des lois de la vie, au nom des promesses de Dieu… Parce que ton action doit porter loin, elle doit émaner d’un cœur qui a souffert : c’est la loi, douce en somme… Quand tu te sentiras triste…, adore et confie-toi. Amen »
Pierre Teilhard de Chardin, Être plus, extrait.
« Des églises plus remplies et … des avions un peu plus vides ! »
 
eglise avionA la radio récemment, un jeune homme venait parler de l’importance du « sens de sa vie ».  Evoquant les dépressions, angoisses et burn-out qui fleurissent hélas un peu partout, il dénonçait que ceux-ci étaient le résultat de la « perte de sens » de notre civilisation.
On a vu effectivement que le message qui consiste à dire «  si tu n’es pas heureux, c’est que tu n’as pas assez » a des limites, puisque ces pathologies touchent tout autant les classes aisées de la population.  Pourtant ce mythe du « le bonheur est dans ce que je n’ai pas »  a la vie bien dure …. Et ce n’est pas tout.
Pour tous ceux qui n’avaient pas la possibilité à court ou moyen terme « d’acheter ce qu’ils n’avaient pas encore » et par là, accéder au bonheur,  notre civilisation a aussi inventé un nouveau slogan :  « Le bonheur est là où tu n’es pas ».
Formidable business que les agences de voyage de tous poils, créant une génération entière de gens « pas heureux là où ils sont  », et qui seront forcément très heureux lorsqu’ils seront « là où ils ne sont pas ».
Des voix s’élèvent évidemment contre ces désirs sans faim, car ils mènent la planète dans une spirale infernale, qui finira par bouleverser de manière significative son équilibre.  Pour contrer ces spirales de fuite, de désirs insatiables ou de chute, il faut donc retrouver du sens, sens que nous aurions perdu.
C’est là que la société de nouveau, dans un ultime effort consumériste, invente du neuf : le « développement personnel ».  Et paf : re-business ! « Le bonheur est dans les centres de bien-être » !   Et on voit fleurir la thalasso, la méditation transcendentalo-hindouiste, et des tas de techniques toutes plus sophistiquées les unes que les autres pour nous mener non pas au bonheur mais au …. « bien-être ».
On utilise des anti-douleurs de plus en plus puissants, mais guérit-on par-là, la maladie du sens ?
Discerner… ou pas…
 
Dans les temps historiques que nous vivons, de nombreuses voix s’élèvent : n’allons-nous pas trop loin ?  Enfermer toute une population, limiter au maximum nos contacts sociaux, fermer nos restaurants, nos théâtres, nos églises, n’est-ce pas « trop » ?  Ce corona est-il finalement plus mortel que le diabète, la cigarette, ou les maladies cardiaques ?
Dans ce domaine, où il y a plus de questions que de réponses, deux ou trois éléments pourraient nous guider.
L’effet meurtrier et délétère de ce virus est bien présent.  Nous avons connu deux vagues, toutes deux ont mis à mal notre système hospitalier, au point qu’il a fallu réagir avec des mesures lourdes, et plus de 20.000 décès sont à déplorer.  Sans compter bien sûr tous ceux qui connaissent le « corona long », c’est-à-dire des effets secondaires invalidants qui durent des mois.

Clément a 15 ans ! Il nous parle de ce qui est important !

Confinement

Le 19 mars 2020, ne le sachant pas encore, je suis à l’école, mais pour mon avant-dernier jour… Le soir même alors que le nombre de cas positifs à la Covid 19 en Belgique augmente, nous apprenons que le vendredi 20 mars serait notre dernier jour à l’école pour une durée de six semaines.  Le 20 mars, à l’école je ne mesure pas encore l’impact que la situation aura sur nos vies.  Je rentre chez moi et je réalise que ce trajet était le dernier avant une longue attente.